Chenille processionnaire : danger mortel pour votre chat, que faire ?

Fév 28, 2026 | Chenille processionnaire

Le retour à la maison se fait sans incident jusqu’à l’apparition soudaine des symptômes : votre chat bave abondamment, présente une irritation nasale marquée, manifeste des difficultés à avaler et refuse le contact. La saison printanière pointe et une cause probable se dessine : l’infestation par la chenille processionnaire.

Cette exposition ne nécessite pas toujours un contact direct évident ; un effleurement fugace, un simple léchage de pattes, voire la présence de poils urticants transportés sur le pelage, suffisent à provoquer une réaction inflammatoire sévère. L’essentiel réside dans la reconnaissance des signes immédiats qui doivent susciter une alerte sans délai, ainsi que dans les mesures à prendre pour atténuer les conséquences avant de consulter un vétérinaire.

Les dangers des chenilles processionnaires pour les chats

La chenille processionnaire représente une menace sérieuse pour votre félin en raison de ses poils microscopiques. Ces derniers libèrent facilement une substance irritante et hautement allergisante. Au moindre contact, ces poils peuvent s’ancrer dans la peau ou, de manière plus préoccupante, dans les muqueuses sensibles de votre animal.

Ne sous-estimez pas le risque : une interaction, même brève, peut avoir des conséquences fatales pour un chat.

Une abondance de poils urticants

Chaque chenille est recouverte de milliers de ces filaments urticants. C’est pourquoi un contact de courte durée peut suffire à déclencher une réaction. Des sources vétérinaires estiment le nombre de poils par chenille jusqu’à 700 000. Cette quantité explique la rapidité et l’intensité des réactions observées chez les animaux.

Des conséquences graves dès le premier contact

Lorsque ces poils pénètrent dans la cavité buccale, sur la langue, les yeux ou dans la gorge, ils provoquent une inflammation sévère, douloureuse et parfois destructrice. Dans les cas les plus critiques, les tissus peuvent subir une nécrose, et certaines réactions allergiques peuvent évoluer vers un choc potentiellement mortel.

Aucun chat n’est à l’abri

Il n’existe malheureusement pas de race ou de chat individuellement immunisé contre les effets de ces poils. Bien que la sensibilité varie d’un animal à l’autre, on ne peut se fier à une quelconque « habitude » ou « résistance » acquise. Le danger est réel pour tous les chats, y compris ceux qui n’ont jamais montré de sensibilité particulière auparavant.

Un danger même sans ingestion

Il n’est pas nécessaire que votre chat ingère la chenille pour subir des dommages. Un simple contact, une exploration par le nez, ou un léchage par curiosité peuvent suffire. De même, l’inhalation de poils en suspension, suivie d’un transfert lors de la toilette habituelle de l’animal, peut entraîner une contamination des muqueuses.

Ce qui rend le danger si élevé : les poils urticants agissent non pas comme un unique dard, mais comme une multitude de micro-aiguilles. Ceux-ci se détachent, se dispersent et peuvent se fixer sur diverses parties du corps de votre chat, multipliant ainsi les zones d’atteinte et l’ampleur des dégâts potentiels.

Comment votre chat risque-t-il le contact avec les chenilles processionnaires ?

Un chat peut subir les effets des chenilles processionnaires sans même les avoir ingérées. Le danger commence dès lors qu’il évolue dans un environnement où des pins ou des chênes sont colonisés par ces insectes, ou simplement s’il entre en contact avec les poils urticants disséminés au sol.

Le problème réside dans le fait que cette exposition peut survenir rapidement, de manière discrète, et avoir des conséquences importantes.

Les périodes propices aux rencontres dangereuses

Pour la chenille processionnaire du pin, les moments de danger se situent principalement entre la fin de l’hiver et le printemps. C’est à ce moment-là que les chenilles quittent leur nid pour descendre des arbres et gagner le sol afin de s’enfouir. Il est alors fréquent de les observer former des files qui traversent divers espaces extérieurs : allées, parterres, trottoirs ou pelouses.

Dans certaines régions, il existe également la processionnaire du chêne, que l’on rencontre plus tardivement, souvent au début de l’été. Dans les deux cas, un chat évoluant à l’extérieur durant ces périodes nécessite une surveillance accrue, particulièrement si son environnement compte des arbres susceptibles d’abriter ces insectes.

Des lieux à risque, même en milieu urbain

Au-delà des forêts de pins, l’exposition aux chenilles processionnaires peut se produire dans des endroits très courants. Cela inclut les parcs publics, les squares, les abords des établissements scolaires, les chemins bordés d’arbres, les jardins privés agrémentés de conifères, ou encore les résidences disposant de grands pins ou chênes. Il est à noter que ces nuisibles ne se cantonnent plus à des zones géographiques spécifiques ; des régions autrefois épargnées peuvent désormais être touchées.

L’observation sur le terrain révèle qu’un seul arbre infesté, situé à proximité d’un jardin, d’un parking ou d’un chemin, peut représenter un point de danger pour un chat évoluant en extérieur.

Le comportement du chat, facteur d’exposition

La curiosité naturelle et l’instinct de chasseur du chat peuvent le pousser à interagir avec une procession de chenilles au sol, qu’il peut prendre pour une proie facile. En les touchant, en les reniflant ou en jouant avec, il s’expose aux poils urticants. Le fait de se toiletter immédiatement après multiplie le contact de ces éléments irritants avec sa bouche et sa langue.

L’exposition peut également survenir sans interaction directe. Le simple fait de s’installer pour une sieste à l’ombre sous un arbre infesté, de traverser une zone où les poils se sont déposés, ou de se frotter contre des végétaux bas peut suffire à en transporter sur son pelage.

L’exposition indirecte, sans témoin

Il arrive fréquemment qu’aucune chenille ne soit observée, mais que le chat revienne de l’extérieur avec des poils urticants sur son pelage, suite à son passage dans une zone contaminée. En se léchant, il peut alors transférer ces poils vers sa bouche, ses babines ou ses yeux, sans que l’événement déclencheur soit identifiable.

En somme, dès que la saison le justifie et que le chat sort, le risque demeure concret aux abords des pins et des chênes. Il est plus pertinent de considérer le « contexte à risque » plutôt que d’attendre d’avoir vu la chenille pour s’inquiéter.

  • La présence de processions visibles au sol dans un jardin, un parc, une allée ou un trottoir.
  • Un chat qui stationne ou passe fréquemment sous un pin (pour y faire la sieste, chasser ou simplement traverser).
  • Un jardin ou une résidence arborée de conifères où le chat est libre de se déplacer.
  • Le retour d’une sortie avec un toilettage immédiat, même sans événement particulier repéré.
  • Une zone exposée au vent ou un sol sec favorisant la dispersion des poils plus loin que prévu.

Si votre quotidien inclut une ou plusieurs de ces situations, votre vigilance doit porter sur la limitation des zones et des périodes à risque, et sur la détection rapide de tout changement inhabituel chez votre animal après ses sorties.

Point pratique : l’exposition indirecte survient souvent après une sortie apparemment normale. Le chat ramène des poils irritants sur son pelage, puis les répartit en se léchant. Cela augmente mécaniquement le contact de ces éléments avec sa bouche et ses yeux, même en l’absence de chenilles visibles.

Chat et chenilles processionnaires : les signes d’une intoxication

Si votre chat a été exposé aux chenilles processionnaires, il peut présenter des symptômes dans un délai variant de 30 minutes à 2 heures après le contact. Ces manifestations peuvent être assez alarmantes, rendant la détection précoce cruciale. Le signe le plus marquant et le premier à apparaître est souvent une production de salive très importante, accompagnée d’une gêne visible au niveau de la gueule ou du museau de votre animal.

Localisation des symptômes chez le chat

Les effets des chenilles processionnaires ne se limitent pas à une seule partie du corps. Ils peuvent se manifester sur plusieurs zones simultanément, notamment si votre chat a tenté de se nettoyer après l’exposition. Identifier la zone affectée aide à mieux appréhender l’étendue de l’intoxication.

Parties du corps touchées Manifestations observées
Bouche et langue Excès de bave, difficulté à avaler, sensation de brûlure. La langue peut gonfler considérablement, rendre la déglutition impossible et prendre une teinte foncée, signe d’une potentielle nécrose. Des zones décolorées ou ulcérées peuvent apparaître.
Museau et visage Gonflement des babines et de la face, mimant une réaction allergique sévère (œdème de Quincke). L’animal peut se gratter de manière compulsive la tête.
Yeux Yeux irrités, rougeurs, larmoiement abondant, paupières enflées. L’animal aura du mal à ouvrir les yeux. Un ulcère sur la cornée est possible, menaçant la vue à terme.
Peau et pattes Des rougeurs, des gonflements et des démangeaisons intenses peuvent survenir sur les points de contact, comme les pattes, le menton ou la truffe. Des plaques cutanées peuvent apparaître, et l’animal se lèche le point irrité, pouvant mener à une boiterie.
Système digestif Si le chat ingère des poils, des vomissements, parfois répétés, sont fréquents. Un ventre douloureux, un refus de s’alimenter et une posture voûtée peuvent survenir.
Système respiratoire Une gêne respiratoire peut se manifester par une respiration bouche ouverte ou un halètement rapide. Un gonflement des voies aériennes peut rendre la respiration difficile, provoquant parfois des sifflements.
État général L’animal apparaît apathique, fatigué, voire prostré. Une fièvre peut être présente. Les cas les plus graves peuvent évoluer vers un état de choc, caractérisé par une grande faiblesse et un collapsus.

🚨 Le signe le plus révélateur : une salivation brutale et excessive, accompagnée d’une gêne buccale qui s’accentue rapidement avec un gonflement de la langue ou du museau. C’est souvent le premier indicateur d’une intoxication et une alerte majeure.

La combinaison de plusieurs de ces signes, chez un chat qui fréquente l’extérieur durant la période propice, doit immédiatement faire suspecter une exposition aux chenilles processionnaires. La salivation intense, la douleur buccale et l’irritation locale (museau, yeux ou pattes) sont particulièrement évocatrices.

Sans intervention vétérinaire rapide, la langue du chat peut subir une nécrose en 24 à 48 heures, situation potentiellement mortelle.

Localisation des symptômes chez le chat

Que faire en urgence si votre chat touche une chenille processionnaire

Un contact avec une chenille processionnaire représente une urgence vétérinaire pour votre chat. Il faut agir sans délai pour limiter les conséquences des poils urticants et transporter votre animal chez un professionnel.

Les étapes prioritaires à suivre

L’approche immédiate vise à sécuriser l’animal, à réduire la propagation des irritants et à assurer son transfert rapide vers une clinique.

  1. Sécurisez-vous d’abord. Munissez-vous de gants épais si possible. Évitez tout contact direct de votre peau avec la gueule de votre chat. Ne touchez jamais sa langue à mains nues, car les poils peuvent également vous affecter.
  2. Éloignez votre animal de la zone. Si votre chat se trouve encore à proximité des chenilles, retirez-le de cet endroit sans attendre. Empêchez-le de se lécher ou de se frotter davantage. Si cela est possible sans provoquer de stress excessif, enveloppez-le dans une serviette pour limiter les grattements et la dispersion des poils sur son pelage.
  3. Appliquez un rinçage abondant. Pendant que quelqu’un contacte le vétérinaire, commencez par rincer la bouche et/ou la peau affectée avec de l’eau tiède. Évitez l’eau glacée qui pourrait aggraver un état de choc. Versez l’eau doucement sur la langue et les muqueuses, si votre chat le permet, sans tenter de forcer l’ouverture de sa gueule. Si seule une patte est touchée, vous pouvez la rincer dans un récipient rempli d’eau tiède. L’écoulement d’eau doit être continu et doux, sans pression.
  4. Évitez tout frottement. Que ce soit sur la langue, la peau ou les pattes, ne frottez jamais. Le frottement risquerait d’enfoncer davantage les poils urticants et d’aggraver les lésions.
  5. Ne proposez ni boisson ni nourriture. N’essayez pas de faire boire votre chat dans le but de « diluer » les irritants, et ne lui donnez rien à manger. Si votre chat souffre, présente un gonflement ou a des difficultés à déglutir, le risque de fausse route est élevé.
  6. Dirigez-vous chez le vétérinaire. Contactez immédiatement votre vétérinaire et précisez bien « chenille processionnaire » afin qu’il se prépare à la prise en charge. Ensuite, partez sans attendre. Si votre vétérinaire n’est pas disponible, rendez-vous dans une clinique vétérinaire de garde. Si une personne peut continuer le rinçage doux en voiture, sans perturber l’animal, cela peut être bénéfique.

Ces premières mesures peuvent atténuer les effets, mais une intervention vétérinaire demeure essentielle pour la guérison.

⚠️ Un point déterminant : le rinçage doit être prolongé et délicat. Toute tentative de frottement, d’essuyage ou de nettoyage agressif aura pour conséquence d’aggraver les lésions plutôt que de les réduire.

Si la douleur rend votre chat particulièrement agité ou agressif, ne prenez pas de risques inconsidérés. Protégez-vous, limitez les manipulations superflues et privilégiez un départ rapide chez le vétérinaire.

Les gestes à proscrire, même bien intentionnés

De nombreuses erreurs proviennent de réflexes courants : vouloir essuyer, appliquer un produit, ou tenter de « calmer » avec une substance à ingérer. Dans ce contexte, ces actions font perdre un temps précieux ou empirent la situation.

  • N’appliquez aucun produit sur les zones atteintes. Évitez toute crème, médicament, antiseptique ou « remède de grand-mère » sur la langue, la bouche, les yeux ou les lésions. Certains produits peuvent irriter, d’autres s’avèrent toxiques pour votre animal.
  • Ne forcez pas la prise de boisson ou de nourriture. Ne tentez pas de faire boire votre chat, même pour l’aider. Si sa bouche est irritée, sa capacité à déglutir peut être altérée, et le risque de fausse route est réel.
  • Ne frottez aucune zone. Que ce soit la langue, le museau ou une patte, le frottement est à proscrire. Essuyer la bave, frotter avec un tissu ou laver une patte avec insistance aggravera l’irritation.
  • N’essayez pas d’ouvrir la gueule de force. Si votre chat se débat, ne le forcez pas. Vous risqueriez de vous faire mordre et d’aggraver son état.
  • L’idée de la glace n’est pas adaptée. Bien que parfois évoquée pour les chiens (leur faire lécher de la glace), la plupart des chats n’accepteront pas cette méthode. Le rinçage à l’eau tiède reste l’option la plus réalisable et la plus efficace lorsque c’est possible.

Chaque instant est important. Le temps consacré à des solutions improvisées se traduit souvent par une inflammation plus étendue et des lésions plus complexes à maîtriser. Suivez une démarche claire : protégez votre animal, rincez sans frotter, et consultez un vétérinaire sans tarder.

Confirmer la présence de chenilles processionnaires à proximité

Lorsque vous observez votre chat explorer les extérieurs, il est judicieux de vérifier non seulement s’il a été en contact direct avec une chenille, mais aussi si votre environnement présente des signes de leur présence. Quelques indices concrets vous aident à évaluer le risque autour de votre domicile, d’un espace vert ou d’un lieu de promenade. Pour ce faire, prêtez attention à trois éléments principaux : les nids, les déplacements au sol et les zones potentiellement contaminées par leurs poils.

Repérer les nids dans les arbres

Sur les pins, les nids se manifestent par des amas de soie d’aspect cotonneux, souvent fixés à l’extrémité des branches. Ils deviennent particulièrement visibles durant la période hivernale, généralement entre décembre et février. Le feuillage moins dense de ces arbres rend ces boules blanches plus apparentes. Si vous constatez une masse blanche et compacte, ressemblant à un cocon duveteux, sur un pin, il y a de fortes chances qu’il s’agisse d’un nid de chenilles processionnaires. Il faut absolument éviter de s’en approcher de trop près ou de chercher à les manipuler pour vérifier.

⚠️ Un nid observé demande une grande prudence : même en l’absence de chenilles visibles, un nid non traité peut représenter un danger. Le moindre contact, secouement ou tentative de retrait peut libérer des poils urticants et ainsi contaminer les alentours de l’arbre.

Observer les déplacements au sol au printemps

Lorsque les chenilles quittent leur arbre pour se dissimuler dans le sol, elles peuvent être vues au sol, formant des lignes les unes derrière les autres. Ces déplacements sont fréquents par temps sec et ensoleillé. Elles arborent généralement une teinte brun-orangé, et cette marche en file indienne constitue un signe visuel très distinctif. La découverte d’une procession sur une pelouse, un chemin, au pied d’un pin ou le long d’une bordure de jardin indique un risque significatif pour vos animaux. Un chat peut en effet facilement entrer en contact avec elles, les renifler, puis se toiletter peu de temps après.

Les poils au sol : un danger même sans chenilles visibles

Après le passage des chenilles, leurs poils urticants peuvent subsister, souvent de manière invisible, sur le sol ou sur des surfaces adjacentes : terrasses, patios, mobilier bas, jouets d’extérieur, ou encore l’entrée d’un garage. C’est la situation où l’on ne voit plus de chenilles, mais où un chat peut se contaminer simplement en s’allongeant, en passant, puis en se léchant. Sur une zone où le risque est suspecté, un geste simple comme arroser peut aider à plaquer les particules au sol et limiter leur dispersion dans l’air. Bien que cette action ne « désinfecte » pas entièrement un jardin, elle réduit la propagation aérienne, surtout lorsque le sol est sec.

Une surveillance régulière et les signaux extérieurs

Durant la période où les chenilles sont présentes, une vérification rapide et fréquente est plus efficace qu’un examen approfondi et occasionnel. Un simple tour de votre propriété suffit souvent : observez les pins et les chênes visibles depuis chez vous, contrôlez le pied des arbres, les endroits où votre chat aime se prélasser, et les zones où vous avez déjà constaté leur présence les années précédentes.

  • Dans les arbres : recherchez les cocons blancs, semblables à du coton, accrochés aux branches de pins.
  • Au sol : soyez attentif aux files de chenilles se déplaçant en procession, particulièrement au printemps.
  • Aux abords des zones de passage : examinez les secteurs secs, les terrasses, les bordures, le pied des arbres, là où un chat a tendance à se frotter ou à se coucher.
  • Dans les espaces publics : repérez les panneaux d’avertissement dans les parcs, les rubans de signalisation ou les communications de votre mairie dans les secteurs fortement touchés.

La répartition géographique varie selon les régions et les espèces. La chenille processionnaire du pin est souvent associée à des zones historiquement plus impactées dans le Sud et le Sud-Ouest, avec une expansion vers d’autres secteurs. La processionnaire du chêne concerne d’autres régions, évoluant selon les années et les communes. En cas de doute, les signalements que vous pouvez faire auprès de votre municipalité et les alertes locales constituent de bons indicateurs, surtout si vous résidez à proximité d’un parc ou d’une allée de pins.

Protéger votre chat des chenilles processionnaires : les bonnes pratiques

Pour prémunir votre compagnon félin des dangers des chenilles processionnaires, deux aspects sont primordiaux : éviter tout contact direct et minimiser leur présence autour de vous. Lorsqu’un nid est détecté, l’action doit être organisée, logique et maintenue dans le temps pour être réellement efficace.

L’objectif est double : réduire les risques d’exposition directe, par exemple si votre chat joue avec une procession, et limiter l’exposition indirecte, lorsque des poils urticants sont ramenés sur son pelage puis ingérés lors de sa toilette.

Préserver votre chat des risques durant la période sensible

Si vous repérez un nid dans un arbre de votre propriété, la solution la plus sûre est de confiner votre chat à l’intérieur jusqu’à la disparition complète du danger. Un chat évoluant à l’extérieur peut être exposé en un instant, puis se toiletter, augmentant considérablement les risques, notamment pour sa bouche et ses yeux.

Lors des promenades en laisse, adoptez la même prudence. Évitez les zones où des pins ou des chênes sont susceptibles d’héberger ces nids, particulièrement si vous avez déjà observé des processions se déplaçant au sol (dans les forêts de pins, les parcs arborés ou le long des chemins bordés de conifères).

Faire disparaître les nids et agir à la source

Si un nid est découvert dans votre jardin ou très près de chez vous, la démarche appropriée consiste à contacter la mairie si l’arbre est sur le domaine public, ou à faire appel à une entreprise spécialisée si l’arbre est sur votre propriété. L’enjeu n’est pas de supprimer ce que l’on voit, mais d’empêcher la dissémination des poils urticants qui transformerait une contamination locale en un problème étendu.

Tenter de détruire un nid soi-même peut disperser ces poils urticants sur votre terrasse, votre pelouse, vos vêtements ou votre mobilier. Ces particules restent dangereuses pendant une longue période. C’est précisément ce scénario qui multiplie les risques d’exposition indirecte pour votre chat, même si les chenilles ne sont plus visibles.

Point de vigilance : un nid mal éliminé peut laisser derrière lui des poils urticants. Ces résidus peuvent contaminer les endroits où votre chat aime se reposer (les abords des arbres, les terrasses), maintenant ainsi le risque même en l’absence de chenilles visibles.

Mettre en place des dispositifs de capture ciblés

Dans les régions où les chenilles processionnaires reviennent chaque année, certains dispositifs permettent de limiter leur descente au sol. À la fin de l’hiver, des colliers pièges peuvent être installés autour des troncs d’arbres infestés pour intercepter les chenilles lorsqu’elles cherchent à s’enfouir.

Ces systèmes doivent être posés avec soin (en respectant la hauteur et en assurant l’étanchéité pour éviter leur contournement, et en prévoyant un système de collecte des chenilles). Une installation imparfaite les rend inefficaces. Pour les animaux qui fréquentent le jardin, une pose par un professionnel ou un suivi rigoureux des instructions est indispensable afin d’éviter des dispositifs incomplets qui n’apportent aucune protection réelle.

Durant la période estivale, de juin à septembre, des pièges à phéromones peuvent être suspendus dans les pins. Leur rôle est de capturer les papillons mâles, contribuant ainsi à réduire les futures pontes. Bien qu’ils ne constituent pas une solution unique, ils peuvent s’intégrer dans une stratégie globale pour diminuer la pression exercée par ce nuisible d’une année sur l’autre.

Aménager le jardin et favoriser les mesures écologiques

La prévention s’appuie aussi sur la création d’un environnement moins propice au développement des chenilles. Favoriser la biodiversité locale peut s’avérer bénéfique. Par exemple, installer des nichoirs à mésanges dans votre jardin ne fera pas disparaître un foyer de chenilles existant, mais contribue à une régulation naturelle des populations.

Sur certains terrains, planter des arbres à feuilles caduques en bordure d’une zone de pins (comme le bouleau ou le chêne vert) peut aider à fragmenter les trajets des processions et à limiter leur propagation sur le long terme. L’objectif n’est pas un résultat immédiat, mais de rendre l’installation des chenilles plus difficile au fil du temps.

Observer, agir, et solliciter de l’aide

Une surveillance régulière de votre environnement reste un réflexe essentiel, particulièrement en fin d’hiver. Un rapide coup d’œil aux arbres pour y repérer d’éventuels nids, puis au sol pour détecter des processions, suffit souvent à identifier une reprise avant que votre chat ne soit mis en danger.

Lorsque votre quartier est concerné par la présence de ces nuisibles, il est judicieux d’en informer vos voisins. Les chats ont tendance à se déplacer, et un nid situé dans le jardin d’un voisin peut représenter un risque direct pour votre animal, même s’il ne sort que chez vous. Sensibiliser les propriétaires d’animaux peut aider à prévenir des expositions répétées.

Un aperçu du calendrier de prévention

  • Janvier – février : vérification minutieuse des arbres, identification des nids, préparation pour la mise en place de dispositifs si votre zone est concernée.
  • Mars – avril : période à haut risque ; augmentez la vigilance, évitez les secteurs infestés, limitez les sorties de votre chat si un danger est avéré.
  • Mai – juin : assurez-vous qu’il ne reste plus de nids actifs, surveillez les zones au sol déjà touchées par les processions.
  • Été (juin – septembre) : déploiement de pièges à phéromones dans les zones touchées, observation des arbres hôtes.
  • Automne : phase de préparation ; contrôle visuel, repérage des arbres potentiellement hôtes, anticipation de la formation de nouveaux nids en hauteur.

Ce calendrier fournit un cadre de référence. Ce qui influence réellement le niveau de risque, c’est la constance de vos actions. Un chat qui sort, un arbre accueillant ces nuisibles et une saison propice suffisent à créer une situation.

Chenilles processionnaires : comment protéger votre chat des dangers

La présence de chenilles processionnaires à proximité d’une habitation, d’un jardin, d’une résidence ou d’un lieu de travail ne se limite pas à une menace pour les arbres. Elles descendent au sol, se déplacent et représentent un danger direct pour les chats qui explorent leur environnement, se reposent, font leur toilette ou traversent une zone infestée. La seule solution pérenne consiste à éliminer le risque à sa source.

Nuisible Assistance propose des interventions sur l’ensemble du territoire pour la destruction, le retrait et le traitement des nids, auprès des particuliers comme des professionnels. Nos équipes interviennent également sur le domaine public lorsque les administrations locales nous sollicitent. Nos techniciens sont rigoureusement formés et certifiés, habitués à gérer des situations complexes : accès délicats, arbres en milieu urbain, terrains fréquentés par des animaux, et respect des normes de sécurité. Nous employons du matériel professionnel et des produits agréés, en privilégiant des méthodes d’action efficaces et aussi respectueuses que possible de l’écosystème.

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Questions fréquentes sur les chenilles processionnaires et vos animaux

Votre chat a juste reniflé une chenille au sol : quel est le risque ?

Même un simple reniflement est déjà une situation à risque. Les poils urticants, très fins, peuvent facilement se détacher et se déposer sur le museau, les babines ou le pelage de votre animal. Si vous remarquez ensuite une salivation soudaine, un frottement de son museau ou tout signe de gêne, il faut absolument considérer la chenille processionnaire comme la cause probable.

Comment savoir si votre chat a été exposé en se frottant sous un pin ?

Il est rare de voir les poils urticants directement. Les signes révélateurs sont plutôt comportementaux et physiques : salivation abondante, difficulté à ouvrir la gueule, démangeaisons au niveau du museau, larmoiement des yeux ou réaction cutanée localisée. Si ces symptômes apparaissent après un passage sous un pin pendant la période à risque, l’exposition aux chenilles est très probable, même si elles ne sont pas visibles.

Se rouler au sol près d’un arbre expose-t-il indirectement votre chat ?

Absolument. Se rouler sur le sol représente un scénario d’exposition indirecte classique. Les poils urticants peuvent s’accrocher au pelage, puis être ingérés par votre chat lors de sa toilette habituelle. Le risque s’accentue si l’arbre concerné est un pin ou un chêne et si des processions de chenilles ont déjà été signalées dans le voisinage.

Votre chat peut-il se contaminer en marchant sur une zone où les chenilles sont passées ?

Oui, c’est une voie de contamination fréquente. Les terrasses, patios ou allées peuvent conserver des poils urticants après le passage des chenilles. Votre chat peut en attraper sur ses pattes ou son pelage, puis les ingérer en se léchant. C’est une cause de suspicion courante lorsque le chat rentre avec des signes d’irritation buccale sans que vous n’ayez rien vu.

Le vent peut-il transporter des poils urticants jusqu’à un balcon ou une cour intérieure ?

C’est une possibilité à ne pas écarter. Les poils, étant très légers, peuvent être déplacés par le vent, surtout si le sol est sec ou si un nid a été perturbé. Bien que moins fréquente qu’une exposition directe, cette situation peut survenir sur un balcon situé à proximité de pins ou de chênes infestés.

Quel est le risque pour un chat vivant en appartement mais sortant sur un balcon proche de pins/chênes ?

Le danger dépend principalement de la proximité des pins ou chênes et de la présence confirmée de nids ou de processions dans les environs. Un balcon en soi ne présente pas de danger, mais s’il se trouve dans une zone infestée, des poils urticants peuvent s’y déposer et se retrouver sur les surfaces où votre chat se repose.

Les poils urticants restent-ils sur les coussins d’extérieur, transats ou tapis de terrasse ?

Oui, ils peuvent facilement s’y déposer et s’y accrocher, en particulier sur les textiles. Votre chat peut alors les attraper en s’allongeant sur ces surfaces, puis être exposé lors de sa toilette. Si une zone est suspecte, il est conseillé de ne pas laisser votre chat s’y installer et de considérer ces textiles comme potentiellement contaminés.

Faut-il isoler un chat après une suspicion d’exposition ?

Par mesure de prudence, il est recommandé d’isoler l’animal suspecté. L’objectif est d’empêcher qu’un autre animal, y compris un chien, ne lèche le pelage ou le museau du chat contaminé. Les chiens sont également très souvent touchés par les chenilles processionnaires, car ils reniflent et mordillent plus volontiers, et un contact indirect entre animaux est à considérer.

Comment empêcher plusieurs chats de se contaminer mutuellement par léchage ?

La solution la plus simple consiste à séparer temporairement l’animal potentiellement atteint des autres, surtout s’il manifeste une salivation excessive ou s’il se toilette fréquemment. Il faut empêcher le léchage mutuel, retirer les couchages partagés et limiter les contacts rapprochés jusqu’à ce qu’un professionnel ait pu clarifier la situation.

Quand les symptômes apparaissent-ils après un contact avec la chenille ?

Généralement, les signes d’intoxication apparaissent rapidement, souvent entre 30 minutes et 2 heures après l’exposition. Une salivation soudaine ou un gonflement de la gueule dans ce laps de temps, chez un chat ayant accès à l’extérieur, sont des indicateurs cohérents d’une exposition aux poils urticants.

Une langue gonflée chez le chat : est-ce systématiquement lié à la chenille processionnaire ?

Bien qu’un gonflement de la langue puisse avoir d’autres origines, en période à risque, une langue enflée accompagnée d’une salivation importante et d’une gêne buccale aiguë doit faire penser à la chenille processionnaire. Il ne faut pas attendre pour agir : seul un vétérinaire est en mesure de poser un diagnostic précis et de fournir le traitement adéquat.

Que faire si le pelage de votre chat est contaminé pour éviter la dispersion ?

Il faut éviter tout contact direct et toute manipulation non nécessaire. Limitez les déplacements de votre chat, empêchez-le de se frotter contre les meubles ou les personnes, et ne laissez pas un autre animal le toiletter. Si vous devez le manipuler, portez des gants, car les poils urticants peuvent également provoquer des irritations cutanées chez l’humain.

Quelle est la période où il faut être vigilant avec les pins et les chênes ?

La période de vigilance accrue s’étend de la fin de l’hiver au printemps pour la processionnaire du pin, lorsque les chenilles descendent des arbres. La processionnaire du chêne peut apparaître plus tard, aux alentours du début de l’été. La présence de nids et de processions dans votre secteur reste le signe le plus concret d’un danger.

Comment identifier un nid de chenilles processionnaires ?

Sur un pin, le nid se présente comme une masse blanche et cotonneuse, formée de soie, fixée sur une branche. Il est souvent bien visible durant l’hiver. Il est primordial de ne pas s’approcher et de ne rien toucher, car toute manipulation risque de disperser les poils urticants aux alentours de l’arbre.

Quel est le danger pour une personne si elle touche son chat contaminé ?

Il existe un risque d’irritation si le pelage de votre chat porte des poils urticants. Vous pourriez ressentir des démangeaisons ou une irritation des yeux si vous vous touchez le visage après le contact. Le réflexe à adopter est simple : utilisez des gants en cas de suspicion, évitez de coller votre chat contre vous, et lavez-vous soigneusement les mains.

Est-ce que les chatons sont plus vulnérables ?

Oui, un chaton est plus fragile et souvent plus curieux. Il peut se déshydrater ou s’affaiblir plus rapidement en cas de vomissements ou s’il ne peut plus s’alimenter à cause d’une atteinte buccale. Le risque associé à la chenille processionnaire est donc particulièrement préoccupant chez les chatons, et une intervention rapide est nécessaire.

Les risques sont-ils les mêmes pour les chiens et les chats ?

Le mécanisme d’action est identique : ce sont les poils urticants qui causent les lésions et les réactions allergiques. La principale différence réside dans le comportement. Les chenilles processionnaires touchent très souvent les chiens car ils ont tendance à renifler, mordiller et lécher davantage, exposant ainsi directement leur gueule et leur langue. Chez le chat, l’exposition se fait souvent par un contact bref suivi d’un toilettage. Cependant, la gravité des symptômes peut être comparable dès que les muqueuses (bouche, yeux, gorge) sont atteintes.

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