La vision de larves processionnaires en mouvement peut susciter une inquiétude immédiate. S’agit-il d’une menace réelle ? L’autonomie d’intervention est-elle une option, ou requiert-elle une aide spécialisée ?
Chaque saison voit ressurgir ces interrogations fondamentales, accompagnées de pratiques peu avisées. Entre les initiatives hasardeuses, les mythes tenaces et les informations divergentes, une véritable confusion s’installe quant aux actions à entreprendre. L’instant où ces insectes se déplacent au sol représente une phase critique, potentiellement synonyme de désagréments cutanés, d’atteintes sur des animaux ou de réactions plus sévères.
Quand les chenilles processionnaires descendent au sol : dangers et réflexes
Chenilles au sol : essentiellement celle du pin
Une file indienne de chenilles processionnaires au sol signale une étape importante de leur cycle, et représente un risque accru. Il est crucial de savoir comment réagir face à ce phénomène.
Le pin, hôte privilégié des processions au sol
Les longues colonnes de chenilles que vous observez au sol correspondent presque toujours à la chenille processionnaire du pin. Leur parcours au sol marque la fin de leur vie dans les nids blancs des pins, juste avant de s’enfouir dans la terre. Sur le chêne, les chenilles restent généralement sur le tronc et dans les branches. Le risque principal dans ce cas provient des poils en suspension dans l’air, plutôt que d’une procession visible sur le sol.
- Procession constatée au sol et pins dans les environs : il s’agit très certainement de la processionnaire du pin.
- Chêne sans procession au sol, mais avec des amas de chenilles et des nids en hauteur : le risque est présent, mais concerne surtout la zone autour de l’arbre, et il pourrait s’agir de la processionnaire du chêne.
Identifier le type d’arbre est donc une première étape indispensable pour comprendre la situation. Rappelez-vous que le phénomène de chenilles au sol est caractéristique du pin, avec un danger direct au niveau du sol pour les animaux et les enfants.

Période des processions : fin d’hiver et début de printemps
La descente des chenilles au sol intervient généralement à la fin de l’hiver ou au tout début du printemps, souvent entre février et avril, bien que cette période puisse varier selon les régions. C’est le moment où les chenilles quittent leurs nids aériens pour s’enfouir dans le sol, une étape nécessaire à leur transformation en papillons plusieurs mois plus tard.
Elles se déplacent en files organisées, formant de longues processions, souvent sous le soleil, empruntant les chemins, les jardins, les cours d’écoles ou les terrasses.
Un danger immédiat : les risques liés aux chenilles
Une procession de chenilles en cours représente un danger immédiat pour les personnes et les animaux. Les principaux risques incluent :
- Pour les chiens : le contact, par léchage ou morsure, peut provoquer un gonflement rapide de la langue, une salivation excessive, et dans les cas les plus graves, des nécroses nécessitant une intervention vétérinaire urgente.
- Pour les enfants : tout contact avec la peau ou les yeux peut entraîner des brûlures, des éruptions cutanées urticantes et des réactions allergiques sérieuses.
- Pour les adultes : même une simple proximité peut suffire à provoquer une irritation oculaire, respiratoire ou l’inhalation des poils urticants.
Chaque chenille possède la capacité de projeter plus de 600 000 poils microscopiques et irritants. Ces poils conservent leur pouvoir urticant même après la mort des chenilles, au sol, et pendant plusieurs jours.
Agir avec prudence, sans paniquer
Un réflexe fréquent est de vouloir éliminer les chenilles par tous les moyens (balayer, écraser, brûler). C’est une erreur fondamentale qui amplifie le danger en dispersant massivement les poils urticants dans l’environnement.
La démarche appropriée consiste à restreindre l’accès à la zone concernée, à protéger les enfants et les animaux domestiques, et à faire appel à des professionnels. Il n’existe pas de solution « maison » efficace pour neutraliser le danger des chenilles processionnaires.
Les dangers des chenilles processionnaires une fois au sol
Le terme de « piqûre de chenille processionnaire » est souvent employé par les particuliers. Pourtant, ces insectes ne piquent pas. Leur danger réside dans les millions de minuscules poils urticants qu’ils projettent. Ces poils, invisibles à l’œil nu, sont particulièrement agressifs pour la peau, les yeux et les voies respiratoires. Le risque est accru lorsque les chenilles sont au sol, représentant une menace sérieuse pour les animaux domestiques et les jeunes enfants.
Les risques pour vos animaux de compagnie
Les chiens sont les premières victimes de ces chenilles. Lors de leurs promenades ou s’ils explorent le jardin, ils ont tendance à les lécher ou à les mordiller. Les conséquences peuvent être graves :
- Une inflammation et une nécrose de la langue, accompagnées d’une douleur intense et d’une hypersalivation.
- Des vomissements pouvant entraîner une détresse respiratoire.
- Dans les cas les plus sévères, une amputation partielle ou totale de la langue si une intervention vétérinaire rapide n’est pas réalisée.
Les chats, généralement plus prudents, sont moins souvent touchés. Cependant, un contact reste possible s’ils manifestent de la curiosité ou s’ils se toilettent après avoir été en contact avec les chenilles ou leurs poils.
Les dangers pour les plus jeunes et les adultes
Les enfants sont particulièrement exposés au printemps lorsqu’ils jouent dehors, que ce soit dans l’herbe, les parcs ou en forêt. Ils peuvent développer des symptômes tels que :
- Des irritations cutanées sévères, des rougeurs et des démangeaisons intenses.
- Des atteintes aux yeux si les poils entrent en contact avec, provoquant une conjonctivite ou une irritation importante.
- Des troubles respiratoires, comme une toux ou une gêne respiratoire, suite à l’inhalation des poils.
Les adultes ne sont pas à l’abri. Une simple proximité avec une zone infestée peut suffire à provoquer une réaction, que ce soit par inhalation des poils ou par contact indirect via des chaussures, des outils ou des vêtements.
Les risques persistants : les poils urticants
Même lorsque les chenilles sont mortes, qu’elles soient écrasées ou non, elles continuent de représenter un danger. Leurs poils urticants peuvent se disperser et causer des problèmes sur le long terme :
- Le vent peut transporter les poils sur de longues distances, jusque dans les habitations.
- Les poils peuvent s’accrocher aux outils de jardinage comme les râteaux ou les balais, ou encore aux lames de tondeuses.
- Un nettoyage ou un simple passage peut réactiver les poils et provoquer une nouvelle réaction.
Ces poils peuvent rester actifs pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, et causer des symptômes importants même longtemps après le passage des chenilles. La vigilance reste donc primordiale.
Chenilles processionnaires au sol : comment agir sans danger ?
Vous découvrez une procession de chenilles processionnaires sur votre terrain et votre premier réflexe est de vouloir intervenir rapidement. Voir cette colonne de chenilles progresser vers votre jardin, votre allée ou votre terrasse vous pousse à chercher une solution immédiate avec les moyens du bord.
Cependant, de nombreuses méthodes circulant sur internet ou transmises oralement présentent des risques importants pour votre sécurité, celle de vos animaux, de vos voisins, et peuvent se révéler inefficaces pour un véritable contrôle sanitaire. Avant d’envisager les bonnes approches, il est impératif de connaître ce qu’il ne faut absolument pas faire.
Gérer soi-même une procession au sol : les limites de l’intervention
Sur le terrain, il arrive que des particuliers tentent de maîtriser eux-mêmes une procession de chenilles processionnaires une fois qu’elle a atteint le sol. Certaines techniques peuvent techniquement fonctionner, mais elles exigent un équipement de protection et un niveau de précaution très rarement respectés par le grand public. On quitte ici le simple entretien de jardin pour entrer dans la gestion d’un risque nécessitant une approche de spécialiste.
Pour toute intervention de ce type, il est indispensable de prévoir au minimum : une combinaison intégrale, des gants imperméables, des lunettes de protection ou une visière, un masque adapté, des bottes, une douche complète immédiatement après l’opération, le lavage séparé des vêtements utilisés, et la gestion des déchets comme des éléments potentiellement dangereux. Sans ces précautions, chaque solution devient rapidement problématique.
Ramassage méticuleux et confinement : une approche risquée
Certaines personnes optent pour le ramassage des chenilles à l’aide d’une pelle ou d’une raclette rigide, pour les faire glisser dans un sac très résistant ou un seau fermé. Sur le papier, cela peut sembler une solution. Pourtant, le moindre mouvement maladroit peut disperser des poils urticants sur les mains, le visage ou les vêtements.
Utilisation d’un support pour guider les chenilles
Il est parfois suggéré de se servir d’une grande planche, d’un carton rigide ou d’une tôle pour pousser la file de chenilles et les diriger vers un récipient hermétique. Cette méthode n’est envisageable que si l’intervenant maintient une distance de sécurité adéquate, porte un équipement de protection complet et manipule le support avec la plus grande précaution pour ne pas le secouer.
Aspiration avec équipement adapté : précautions indispensables
Des guides mentionnent l’aspiration des chenilles au sol à l’aide d’un aspirateur industriel muni d’un filtre spécifique. L’appareil lui-même, le tuyau et le sac collecteur deviennent alors fortement contaminés par les poils. Ils doivent être traités comme des déchets potentiellement dangereux et non comme un équipement réutilisable à la maison.
Humidification légère du sol : un complément limité
Une légère pulvérisation d’eau sur le sol autour de la procession peut aider à réduire la mise en suspension des poils urticants lors d’une manipulation. Il ne s’agit pas d’une méthode d’élimination en soi, mais d’un complément. Si le jet est trop fort ou mal dirigé, cela peut au contraire favoriser la dispersion des poils.
Enfermement contrôlé dans un contenant rigide
Lorsque la procession est cantonnée dans un espace restreint (un coin de mur, par exemple), il est possible de la recouvrir avec un seau, un bac retourné ou une cloche rigide, puis de glisser une plaque en dessous pour déplacer l’ensemble. Comme pour les autres méthodes, tout le matériel utilisé doit être considéré comme contaminé et manipulé avec précaution.
Ces différentes techniques impliquent toutes de s’approcher physiquement de la procession au sol et de manipuler des surfaces potentiellement chargées de poils urticants. Bien qu’elles puissent permettre de déplacer les chenilles d’un point donné, le risque sanitaire pour un particulier, s’il n’est pas correctement équipé et préparé, demeure trop élevé pour être considéré comme une solution sûre.
Les interventions à proscrire : brûlage, produits chimiques et autres manipulations dangereuses
Face à une procession de chenilles processionnaires au sol, la tentation est souvent de vouloir en finir rapidement par des moyens rudimentaires : écraser, brûler, verser un produit ménager, ou utiliser un outil motorisé. Si les chenilles peuvent sembler éliminées, le risque sanitaire augmente considérablement en raison de la projection des poils urticants.
Parmi les pratiques les plus courantes, et donc les plus risquées, pour traiter une procession au sol, on retrouve notamment :
- L’écrasement des chenilles avec des chaussures, une pelle, une pierre ou même les roues d’un véhicule.
- Le brûlage des chenilles à l’aide d’un chalumeau, d’un désherbeur thermique, d’un briquet ou en allumant un tas de feuilles à proximité.
- L’utilisation de produits ménagers concentrés comme l’eau de Javel, des déboucheurs, de l’essence, de l’alcool, des solvants ou des désherbants puissants.
- L’emploi d’un nettoyeur haute pression, d’un jet d’eau puissant, d’un souffleur ou d’une tondeuse.
- Le passage d’un aspirateur ou d’un souffleur de feuilles pour tenter de ramasser rapidement la procession.
- Le balayage de la file de chenilles avec un balai, un râteau ou une brosse dans le but de les rassembler puis de les écraser.
Dans toutes ces situations, le principe est le même : les chenilles peuvent être détruites, mais leurs poils urticants sont arrachés, mis en suspension dans l’air et dispersés. Ils se fixent sur les vêtements, les chaussures, le pelage des animaux de compagnie, les jouets d’enfants, les outils, les murs, et demeurent irritants pendant une longue période.
Le brûlage au sol présente une dangerosité particulière. La chaleur ou la flamme génère une fumée chargée de poils urticants qui peut être inhalée par les personnes à proximité, y compris les voisins ou les passants, même à plusieurs mètres de distance. Outre les risques d’incendie et les aspects légaux, l’atteinte aux voies respiratoires et aux yeux est un danger réel.
Les produits ménagers concentrés entraînent une autre forme de pollution : ils contaminent le sol, le gazon, les fossés et les caniveaux. De plus, ils ne neutralisent pas les poils urticants, créant ainsi une zone à la fois toxique et irritante, sans véritable contrôle du risque. Le même constat s’applique à l’utilisation d’un nettoyeur haute pression ou d’un souffleur, qui transforme une procession de chenilles en un nuage de poils irritants, invisible et difficile à maîtriser.
Tenter d’écraser, de brûler, d’arroser de Javel ou d’utiliser un souffleur sur une procession de chenilles processionnaires au sol peut donner l’impression de résoudre le problème. Cependant, sur le terrain, la situation est souvent aggravée : les poils urticants sont projetés dans l’environnement immédiat, et le risque pour les enfants, les animaux domestiques et les adultes s’accroît au lieu de diminuer.
Que faire immédiatement en cas de chenilles processionnaires au sol ?
Si vous découvrez des chenilles processionnaires formant une colonne au sol, votre première réaction ne doit pas être de les éliminer par vous-même, mais de contenir le danger autour de cet endroit. Tant que les insectes sont regroupés, vous pouvez limiter le risque qu’une personne ou un animal entre en contact avec eux.
Les premières minutes sont dédiées à protéger les plus vulnérables (animaux, enfants) et à sécuriser la zone avant de faire appel à des professionnels. Une intervention rapide et maîtrisée permet d’éviter une dispersion massive des poils urticants dans votre jardin, sur votre terrasse ou à l’intérieur de votre domicile.
Éloigner rapidement animaux et enfants de la zone
Dès la découverte d’une procession au sol, instaurez immédiatement un « espace interdit ». L’objectif est de faire partir tout le monde sans discussion. Bien que les chenilles avancent lentement, leurs poils irritants peuvent causer des réactions en quelques secondes seulement.
- Pour les animaux de compagnie (chiens, chats) : rentrez-les, tenez-les en laisse, modifiez vos parcours de promenade habituels et assurez-vous que le portail ne donne pas accès à la zone concernée.
- Pour les enfants : prévenez tous les membres de la famille, bloquez l’accès au jardin, à la terrasse ou au chemin où se trouvent les chenilles. Personne ne doit s’approcher pour « voir de plus près ».
- Mettez en place un périmètre clairement visible. Utilisez du ruban de chantier, des chaises, des pots de fleurs ou des barrières de jardin pour délimiter un couloir à éviter absolument.
- Si la procession se situe à proximité d’espaces partagés comme une allée, un parking ou une aire de jeux, informez vos voisins, le syndic de copropriété ou la mairie.
L’objectif est simple : personne ne doit traverser cette zone par habitude. En établissant ce périmètre, vous réduisez considérablement le risque immédiat pour les animaux et les enfants.
Expliquez clairement aux enfants que ces chenilles spécifiques ne doivent jamais être touchées, même pour les éloigner ou les écraser. Il faut les contourner et ne pas courir à proximité. Les chiens doivent suivre la même règle : une laisse courte près des arbres, faire demi-tour en présence d’une colonne au sol, éviter tout contact par le museau ou les pattes. Un rappel régulier de ces consignes est plus efficace qu’une visite d’urgence chez le vétérinaire ou à l’hôpital.
Couvrir la procession avec une bâche ou un support rigide sans contact
Si la procession se trouve sur une allée, une entrée ou une terrasse, vous pouvez parfois recouvrir la colonne pour empêcher qu’on ne marche dessus, sans tenter de la détruire vous-même. Le but n’est pas de les écraser, mais de supprimer le contact direct.
- Posez une grande bâche, un carton solide ou une planche bien à plat sur la colonne de chenilles, en veillant à ne pas frotter ou racler le sol.
- Évitez tout mouvement brusque : ne pliez pas, ne secouez pas et ne déplacez pas le support une fois qu’il est en place.
- Considérez que tout ce qui a été en contact avec la zone (bâche, carton, planche) est potentiellement contaminé par les poils urticants et doit rester sur place jusqu’à l’intervention d’un professionnel.
- N’essayez pas de faire glisser les chenilles dans un sac, de les gratter, de les balayer ou de les aspirer. Toute manipulation mal effectuée risque de disperser les poils.
Cette méthode est une solution temporaire. Elle ne résout pas le problème à la racine, mais permet de sécuriser un passage important (porte d’entrée, portail, place de parking) en attendant l’arrivée d’un expert équipé du matériel adéquat.
Contacter rapidement une entreprise spécialisée agréée
Une fois le périmètre sécurisé et, si nécessaire, la procession recouverte, la prochaine étape est de prendre contact avec une société spécialisée dans le traitement des chenilles processionnaires. Les techniciens, équipés de protections spécifiques (combinaison, masque, lunettes, gants appropriés, matériel de piégeage ou de destruction adapté), sauront intervenir au sol sans transformer la zone en un nuage de poils urticants.
Plus votre appel est rapide après avoir constaté la présence de chenilles processionnaires au sol, plus l’intervention pourra être organisée efficacement, avant que les conditions météorologiques, le vent ou des gestes imprudents ne dispersent les poils irritants sur votre propriété.
Gérer les nids de chenilles processionnaires dans les arbres
La descente des chenilles processionnaires au sol n’est que le signe d’un problème plus profond. Tant que les nids persistent dans les pins, le cycle de reproduction continue, assurant la présence de nouvelles générations chaque année. C’est pourquoi l’action la plus efficace consiste à traiter les arbres porteurs de nids, et non pas uniquement à s’occuper des processions terrestres.
Pour un pin isolé dont le nid est visible et à portée, une intervention ciblée par échenillage est souvent la solution. Cela implique de couper la branche infestée, puis de traiter le nid capturé en toute sécurité. Dans le cas de pins plus hauts, comme ceux des lotissements, des allées ou en bord de route, l’intervention nécessite des moyens professionnels : utilisation d’une nacelle, recours à des grimpeurs arboristes et port d’équipements de protection adaptés. Il s’agit alors d’un véritable chantier de désinsectisation en hauteur.
Par ailleurs, de nombreux sites sont protégés par l’installation d’écopièges fixés autour du tronc. Ces dispositifs capturent les chenilles lors de leur descente vers le sol, limitant ainsi considérablement le danger pour les animaux domestiques et les enfants à proximité. Il est important de noter que toute manipulation de nid, même s’il semble inactif, expose à des millions de poils urticants. L’idée de monter soi-même dans un arbre ou de tenter de couper une branche infestée est donc fortement déconseillée pour un particulier.
L’intervention professionnelle contre les chenilles processionnaires : pourquoi c’est souvent la meilleure solution
Observer une file de chenilles processionnaires se déplaçant au sol révèle bien plus qu’une simple présence d’insectes. Il s’agit en réalité d’un amas concentré de poils urticants, capables de rester actifs sur les surfaces touchées pendant une longue période. Gérer une telle situation demande un équipement spécifique, des mesures de protection rigoureuses et un protocole précis, autant d’éléments que la plupart des particuliers ne possèdent pas.
Un spécialiste dispose du matériel de protection adéquat, incluant combinaison, gants, masque filtrant et lunettes. Il met en œuvre des techniques de confinement et de collecte qui minimisent la dispersion des poils irritants. Il sait comment agir face à une procession au sol, comment ramasser les chenilles et les débris, et comment les éliminer selon les filières réglementées, évitant ainsi de rendre la zone dangereuse pour les jours à venir.
Au-delà de la sécurité immédiate, le technicien peut identifier l’origine du problème. Il localise les arbres infestés, vérifie l’existence de nids, et recommande une stratégie globale incluant le piégeage, l’échenillage ou des traitements adaptés à la saison. Cette approche globale fait défaut aux tentatives d’intervention improvisées : une procession est certes éliminée, mais sa source demeure intacte pour le cycle suivant.
De plus, l’intervention d’une entreprise certifiée implique une responsabilité professionnelle. Cela inclut le respect de la réglementation en vigueur, une couverture d’assurance, une traçabilité des produits ou méthodes utilisées, et un compte rendu détaillé de l’intervention. Pour un particulier, une manipulation incorrecte des chenilles processionnaires peut entraîner une réaction cutanée sévère, une consultation aux urgences, ou des complications vétérinaires importantes pour un animal de compagnie ; les enjeux diffèrent considérablement.
Lorsque la procession est déjà visible au sol, la question pertinente n’est pas de savoir comment les éliminer soi-même, mais comment faire traiter la situation en toute sécurité pour sa famille et ses animaux. Dans la réalité, la distinction entre une solution improvisée et risquée et une intervention professionnelle réside souvent dans la différence entre un incident évité et une visite aux urgences.
Chenilles processionnaires au sol : l’intervention spécialisée Nuisible Assistance
Lorsque des chenilles processionnaires se déplacent au sol, il est préférable de laisser les experts s’en charger. Chez Nuisible Assistance, nos techniciens possèdent l’expérience et l’équipement nécessaires pour gérer ces déplacements en toute sécurité, protégeant ainsi vos proches et votre environnement.
Nous déployons du matériel professionnel et des méthodes rigoureuses, adaptées à chaque situation : type d’arbre, saison et configuration des lieux. Notre réseau national nous permet d’intervenir rapidement partout en France, suite à une première évaluation gratuite par téléphone. Pour toute procession observée, la démarche la plus prudente consiste à sécuriser la zone avant de nous solliciter pour le traitement.
Pour recevoir une estimation gratuite ou organiser une intervention, contactez Nuisible Assistance au 07 43 38 40 67, ou complétez notre formulaire pour être rappelé, y compris si vous nous contactez en dehors des horaires habituels.
Chenilles processionnaires : ce qu’il faut savoir pour se protéger
Les chenilles processionnaires entrent-elles dans les habitations ?
Les chenilles processionnaires du pin se déplacent en ligne, mais leur habitat naturel reste le sol, à l’extérieur. Elles ne cherchent pas à pénétrer dans les maisons pour s’y installer durablement. Cependant, il leur arrive de traverser une terrasse ou de longer une façade. Leurs poils irritants peuvent alors se déposer sur le seuil, les tapis de jardin ou les objets au sol. Le risque principal réside dans le transport involontaire de ces poils à l’intérieur, par le biais des chaussures, d’un balai ou des animaux de compagnie.
Combien de temps une zone reste-t-elle dangereuse après leur passage ?
Les poils urticants des chenilles processionnaires sont particulièrement persistants. Une zone où elles sont passées peut présenter un danger pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, surtout en conditions sèches et venteuses. Même après la disparition des chenilles visibles, des poils peuvent subsister au sol, dans l’herbe, sur les marches ou le mobilier extérieur. Ils peuvent aussi être remis en suspension lors d’un nettoyage. Tant qu’un traitement adéquat n’a pas été effectué et que la pluie n’a pas nettoyé la zone, il faut considérer ces endroits comme potentiellement risqués pour les enfants, les animaux et les personnes sensibles.
Que faire si je trouve des restes de chenilles écrasées ?
La présence de chenilles écrasées indique que leurs poils se sont déjà détachés et dispersés. Même mortes, les chenilles processionnaires demeurent urticantes. Il est conseillé de ne pas balayer à sec ni d’utiliser un souffleur, car cela risquerait de propager les poils. La meilleure approche consiste à sécuriser la zone, en éloignant les enfants et les animaux, puis à contacter une entreprise spécialisée. Ces professionnels sauront comment nettoyer la surface sans créer de nuage de poils irritants. En cas de contact avec la peau ou si un animal ou un enfant est concerné, il faut rincer abondamment la zone touchée et consulter un médecin ou un vétérinaire.
Y a-t-il des moments où l’on peut circuler près des pins sans risque ?
En dehors de leur période de descente, généralement de la fin de l’hiver au début du printemps (avec des variations régionales), le risque de rencontrer une procession de chenilles au sol est minime. Durant l’été, les chenilles se transforment ou se trouvent déjà dans le sol. À l’automne, ce sont principalement de jeunes larves dans les arbres. Par conséquent, les mois d’été et le début de l’automne offrent une période de promenade plus sereine autour des pins. Néanmoins, à l’approche de la saison des processions, il est recommandé de surveiller le pied des arbres et de tenir les chiens en laisse dans les zones exposées.
Faut-il éviter de planter des pins dans les zones à risque ?
Dans les régions où la chenille processionnaire est présente, planter de nouveaux pins dans un jardin fréquenté par des enfants et des animaux revient à créer un habitat potentiel pour ces nuisibles. Bien que ce ne soit pas interdit, cela implique une surveillance, un piégeage et des traitements réguliers. Pour de nouveaux aménagements, de nombreuses personnes choisissent désormais d’autres essences d’arbres moins problématiques, particulièrement à proximité des espaces de jeux, des terrasses ou des chenils. Si des pins sont déjà implantés, il est impératif de mettre en place un plan de gestion rigoureux, incluant la pose d’écopièges et des interventions professionnelles.
Les nids vides dans les arbres représentent-ils un danger ?
Même vides, les nids de chenilles processionnaires ne sont jamais totalement sans risque. Ils contiennent encore de nombreux poils urticants et des restes de mues. Sous l’effet du vent, de la taille des arbres ou de l’abattage de branches, ces éléments peuvent être libérés et retomber au sol ou sur les surfaces environnantes. Laisser des nids vides en place maintient donc un risque constant autour de l’arbre. Leur retrait est conseillé, mais doit être effectué par des professionnels équipés des protections nécessaires et selon des procédures sécurisées. Tenter de les enlever soi-même avec des outils de coupe présente des dangers.
Comment traiter les chaussures ayant marché dans une procession ?
Les chaussures qui ont traversé ou écrasé une procession de chenilles sont très probablement couvertes de poils irritants. Il n’est pas toujours nécessaire de les jeter, mais il faut éviter de les porter à l’intérieur ou de les manipuler à mains nues avant leur nettoyage. Idéalement, laissez-les dehors et rincez-les abondamment à l’eau, sans les brosser vigoureusement. Laissez-les ensuite sécher à l’extérieur. Évitez de les secouer ou de les nettoyer à sec pour ne pas disperser les poils. Si le doute subsiste ou si les chaussures sont endommagées, les remplacer peut être la solution la plus rassurante, surtout dans un foyer avec des personnes sensibles.
